Nom de code : DragonflEye

Nom de code : DragonflEye

Les insectes connectés, véritable révolution dans le domaine de l'IoT ou dérive technologique ?

Nous avions déjà entendu parler de la blatte télécommandée ainsi que du drone coléoptère, mais qu’en est-il de ce nouveau projet qui a vu le jour : la libellule connectée, appelée DragonflEye ? 

Récemment des chercheurs américains du laboratoire Charles Stark Draper et de l’institut médical Howard ont publié les résultats d’une recherche portée sur la possibilité d’utiliser une libellule qui serait télécommandable et qui serait en mesure d’enregistrer des informations. 

Pourquoi une libellule ? Choix très simple : sa capacité de vol, sa dextérité, et sa vitesse font encore à ce jour saliver d’envie tout constructeur de drones qui se respecte, tant ces aptitudes sont exceptionnelles ! 

Comment est-ce possible ? Les chercheurs ont connecté un “sac à dos électronique” au système neuronale d’une libellule afin de pouvoir contrôler les mouvements de cette dernière.  Une modification génétique qui reste cependant beaucoup moins intrusive comparée aux précédentes expérimentations qui utilisaient un système de contrôle par la stimulation électrique. 

La technologie utilisée : 

La taille extrêmement petite de la libellule a obligé les chercheurs à trouver un moyen de pouvoir contrôler la libellule sans pour autant la faire souffrir, ni utiliser une forme de torture pour la faire obéir. En effet, ces chercheurs ont modifié génétiquement la libellule, lui assurant une expérience beaucoup plus douce et qui donne des résultats plus fiables.

La science utilisée est l’optogénétique : elle permet d’identifier les réseaux neuronaux du mouvement, et de faire réagir les cellules concernées grâce à une lumière bleue.

De plus, ces expérimentations ont amené également les chercheurs à faire un package électronique plus léger, plus souple et aussi, de conduire la lumière par une sorte de fibre optique très flexible. Au final, l’ensemble peut être fixé sur l’abdomen de l’insecte pour moins d’encombrement.

Dragonfleye NExxtep IOT
Dragonfleye NExxtep IOT

Intérêts & missions : 

Opérationnelle, la DragonflEye a commencé les tests en grandeur nature, et permet de voir comment le système influe sur l’insecte. 

Cependant, une question ressort : quel peut être le but d’une telle technologie ? 

Il sera possible d’utiliser cette technologie pour des recherches agronomiques avec par exemple une mission de pollinisation, ou encore avec des capteurs et une méthode de transmission LoRa ou Sigfox pour récupérer des données sur les évolutions des écosystèmes sensibles, effectuer des relevés de terrain (sol, insectes, hydrométrie, etc…) utiles pour le milieu agricole.

Elle permet également de faire de grandes avancées vers une nanotechnologie encore plus performante et fiable mais également plus flexible et moins contraignante pour le porteur du système, et certainement moins complexe à analyser pour les algorithmes qui traitent l’information capturée.

Enfin, elle permet de faire avancer plus rapidement des sujets de recherches entomologiques. 

Chez Nexxtep, nous avons eu la possibilité de travailler sur un projet nous demandant de tracer des martres sauvages. Un véritable défi de taille ! Pour tout savoir sur la technologie que nous avons mis en place : rendez-vous ici.

Enfin pour conclure cet article, saviez-vous qu’en France, et plus particulièrement à Valenciennes des chercheurs sont allé encore plus loin et travaillent sur le bio-mimétisme. Une science permettant de recréer un objet connecté qui aura le comportement d’un insecte. Pour en savoir, rendez vous ici

Que pensez-vous de cette technologie ? Donnez-nous votre avis sur nos réseaux sociaux ou plus bas en commentaire ! 
valentine fours guérin Nexxtep Technologies

Valentine Fours Guérin
Chargée de Com Marketing – Nexxtep

Sources : helicomicro, futura-sciences

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